Claudia Flamand

Étudiante à la maitrise, option criminalistique et information (2016-2018): Vente de drogues illicites sur le darknet: Enchâssement des marchés de drogues physiques et virtuels

Problématique : Des liens semblent exister entre les marchés de drogues illicites virtuels et physiques. Plusieurs auteurs ont faire référence à des liens, mais aucune d’elle n’a tenté d’étudier concrètement si les marchés de drogues virtuels et physiques sont enchâssés l’un dans l’autre. Ainsi, l’objectif de cette recherche est de comprendre les liens qui existent entre les marchés de drogues illicites virtuels et physique. Plus précisément, la prévalence des vendeurs ayant de l’expérience de vente dans le monde physique sera présenté, en plus de la diversification des de leurs activités. Finalement, les caractéristiques des réseaux des vendeurs de drogues sur les cryptomarchés seront étudiées.

Méthodologie : Les données utilisées proviennent d’un questionnaire administré sur internet. Il s’adresse aux vendeurs de drogues sur les cryptomarchés ayant 18 ans et plus. Les vendeurs ont été contactés directement via les boites de messagerie interne des cryptomarchés. Un message d’accompagnement a été rédigé contenant un lien vers le questionnaire.

Résultats : La présente étude a démontré qu’un peu moins de la moitié des vendeurs de l’échantillon étaient déjà impliqués dans le commerce de drogues illicites dans le monde physiques. Ces vendeurs semblent mieux réussir financièrement sur les cryptomarchés que les vendeurs n’ayant pas d’expérience dans la vente de drogues dans le monde physique. Lorsqu’on s’attarde aux réseaux des vendeurs virtuels et bimodaux sur les cryptomarchés, on peut voir que les collaborateurs sur les cryptomarchés ont principalement été rencontrés dans le monde physique. Finalement, lorsqu’on compare les sources d’approvisionnement des vendeurs bimodaux et virtuels, on peut voir de façon significative que les vendeurs bimodaux s’approvisionnent plus souvent dans le monde physique pour revendre la drogue sur les cryptomarchés que les vendeurs virtuels.

Conclusion : Des liens existent entre les marchés de drogues illicites virtuels et physiques.

Ce contenu a été mis à jour le 18 septembre 2018 à 9 h 39 min.